26 octobre 2008
Journée Moto Expert à Pau Arnos
26/10/2008 - Journée piste à Pau-Arnos organisée par Moto Expert
Nous nous étions tous inscrits à cette journée piste organisée par les Motos Expert de Midi-Pyrénées, journées que nous essayons de faire régulièrement car le rapport prix - temps de roulage - organisation est très intéressant pour tous les niveaux.
Nous sommes donc partis pour le circuit de Pau-Arnos dans l'après-midi du samedi 25 Octobre pour se faire une petite soirée tous ensemble avant de se tirer la bourre sur piste. En arrivant nous avons tous laissés nos cartes d'identités et un chèque de caution de 100 euros par tête de pipe pour garantir aux propriétaires du circuit que nous ne dégraderons pas les installations gracieusement mis à notre disposition. En effet, il y a récemment eu une violente altercation entre plusieurs groupes de motards qui se sont battus les uns contre les autres avant de s'en prendre au propriétaire lui-même; dans le même temps les installations avaient été dégradées. Nous remercions donc l'organisation du circuit de nous permettre d'accéder aux installations malgré des comportements inexcusables de certains.
Nous montons donc tout notre matériel à la lumière des projecteurs. Lorsque nous descendons les motos du fourgon Fabien s'aperçoit qu'il a oublié les clés de sa moto à la maison, le condamnant à ne pas rouler sur son Monster le lendemain, la frustration commence mais il surmonte les remarques incessantes de chacun lui rappelant son oubli fâcheux.
Après un bon apéro, nous passons à table avec du poulet grillé au barbecue comme grillades, une salade préparée par Nathye et de la charcuterie. Nathye, Néness et Pierre raconte leurs années collège devant la caméra.
Nous allons nous coucher assez tôt en clôturant cette soirée avec une dose d'éthanol plus que raisonnable au vu de nos habitudes paloises. Cela ne nous empêche pas de mettre l'ambiance dans le fourgon, obligeant Thibaut à se tapir dans un coin pour ne pas être pris à parti. Dans la bataille, Fabien se retrouve avec son côté de matelas percé et passe la nuit à même le sol avec la tôle métallique gelée qui lui rappelle que dehors il fait frois alors que le chauffage nous réchauffe efficacement.
Nous nous levons à 6h30, nouvelle heure, avec un Pierre déjà actif qui a allumé le feu, délicate attention! A notre grand bonheur le ciel est dégagé, il ne fait pas glacial du tout et il n'y a pas du tout de brouillard. Nous avons donc une météo parfaite pour prendre la piste dès 8h30.
Pierre, JeanJean, Philippe et moi sommes en niveau 4 confirmé, Néness et Nathye sont en niveau 3, Thibaut en niveau 2 et Fabien en niveau 1. Les confirmés sont les premiers à s'élancer sur une piste parfaitement sèche mais encore un peu froide. Les sensations et repères reviennent assez vite après 2 mois sans faire de piste. Néness et Nathye s'élancent à suivant pour une reprise des marques. Thibaut par en suivant avec pour mission d'apprendre à déhancher pour commencer à manipuler son missile comme les pilotes. Pour finir, Fabien part dans un groupe en file indienne qui suit Serge Nuques, pilote du jour chargé de montrer les rudiments aux débutants. Comme toujours, le groupe se déchire rapidement et Fabien ne voit pas grand chose de ce que fait le pilote Yamaha déjà loin.
Nous repartons pour vingt minutes tous en ligne avec pour objectif de commencer à se tirer la bourre. Je suis derrière Pierre qui commence à hausser le rythme au troisième tour quand je me paye une équerre sur une remise de gaz un peu trop musclée qui m'a fait perdre la roue arrière et m'a refroidi tout de suite. Je ne peux suivre le rythme tellement j'ai perdu confiance et je renonce donc à prendre la roue de Pierre. Philippe finit même par me doubler sur la fin de la session. Quant à JeanJean il est rentré tranquillement au camp car son pneu arrière fait des siennes et l'a lui aussi taxé d'une belle frayeur à l'équerre.
Il est très déçu car il sent que la journée est terminée pour lui vu l'état d'usure du pneu. En discussion avec Nathalie, il lâche une phrase pas anodine du tout avec le recul : " Je ne vais pas te prêter mon pneu usé pour que tu risques de chuter, toi" dit JeanJean. Thibaut est de plus en plus à l'aise mais le déhanché est encore difficile pour lui. Néness hausse le rythme et se lâche de plus en plus avec des passages en courbe bluffant, il doit être presque aussi vite que nous. Fabien, lui, ne se fait pas avoir comme à la session précédente et dépasse immédiatement les pilotes qui sont devant lui et se laisse distancer par Serge Nuques. Il se retrouve ainsi troisième et voit enfin les trajectoires à suivre.
En rentrant de sa session, Nathye est furieuse et jette son casque sur la table en lâchant : "Ils savent pas piloter je veux changer de session, je viens avec vous et qu'on essaye de m'en empêcher!!!!" Quand elle revient du stand, elle a eu le bracelet pour notre catégorie, bizarrement les organisateurs ont cédé.
Nous reprenons la piste pour la dernière session de la matinée avec JeanJean comme chef de file. Le temps de reprendre la 1098 à Fabien, mes quatre compères se sont déjà élancés et je suis donc en retard au départ. JeanJean hausse le rythme à chaque tour, quand soudain, il perd sa roue arrière sur l'angle. Le pneu raccroche brutalement, l'éjectant dans les airs devant Pierre qui est obligé de se jeter dans l'herbe pour ne pas écraser notre malheureux comparse. Mais plutôt qu'un long discours je vais vous laisser découvrir les détails en vidéo :
vient, on va faire une bonne vidéo
envoyé par GEXMAN32
Pierre sort tout de suite de la piste ne voulant pas insister sur la frayeur qu'il vient de se faire, mais Philippe et moi finissons notre session en passant devant la caméra statique et un JeanJean souriant assit sur la rambarde de sécurité. Au terme des vingt minutes, nous rentrons penauds au campement pour attendre notre ami qui va arriver avec le fourgon. Il est légèrement touché à la nuque et la partie avant de la moto nécessite une petite révision mais rien de trop grave.
Nous mangeons en constatant l'importance primordiale des pneus, pour tenir des performances correctes en toute sécurité nous nous devons de maintenir des pneumatiques en bon état. Nathalie nous avait préparé une bonne salade composée, Philippe avait prévu les grillades et le dessert avec un gâteau qui a fait l'unanimité. Thibaut reçoit un coup de téléphone de sa famille qui lui demande de les rejoindre à Cahors où sa grand-mère est hospitalisé. Il nous quitte finalement le coeur lourd en espérant que ce n'est pas trop grave (ce qui sera le cas fort heureusement). Décidément, personne n'est épargné pour ce week-end poisse.
Notre première session de l'après-midi est à 13h30, ce qui nous obligent à manger en quatrième vitesse et à nous élancer sur la piste avec le repas encore engagé dans la gorge. Il n'y a que Philippe et moi qui repartons pour cette session car les autres veulent prendre un peu de temps avant de repartir. Le niveau de pilotage continue d'augmenter et les chronos descendent mais pas aussi vite qu'ils devraient.
Malheureusement les sessions sont trop rapprochées et nous avons peu de temps pour regarder nos amis qui pilotent en décalés mais nous avons le temps d'observer Néness qui se lâche toujours plus et est décidément impressionnant dans ses passages en courbe. Fabien revient avec le sourire de sa session et son rythme est visiblement plus élevé.
Pour notre cinquième session nous partons tous ensemble car l'arsouille est promise! JeanJean reste en arrière car il ne pourra pas se permettre de suivre vu la tenue de ses pneus et puis il préfère ne pas forcer le destin une deuxième fois ce que l'on peut comprendre facilement. Je suis Pierrot tout le long de la session pour profiter au mieux du "lièvre". Au fil des tours je comprends les endroits où je ne suis pas assez rapide et finit par me calquer sur Pierre dans les zones où il est le plus rapide. Dans le dernier tour, alors que comme à son habitude, Pierre calme lentement le rythme je le passe dans le double droit juste après les stands pour pouvoir le chambrer en rentrant et tenter de le faire râler. Les chronos enregistrés sont de 1'32" réguliers.
Néness s'élance pour une session où le pilote de la Buell 1125 RR qui tourne légèrement moins vite que nous est descendu en intermédiaire. Du coup, Olivier se prend au jeu et veut voir ce que cette moto a dans le ventre, sachant qu'il en possède une lui-même. Nous sommes au campement, vaquant chacun à des occupations diverses. Je regarde vaguement la piste quand je vois un pilote au loin sortir du droit de la grande descente et filer droit dans le mur de pneus. Je vois la moto et le pilote reculer de quatre mètres sans toucher le sol, puis le pilote se relève instantannément, titube et s'écroule près de la rambarde de sécurité. Je m'exclame en voyant cet accident tandis que les commissaires agite le drapeau rouge et font rentrer les pilotes.
Les motos rentrent petit à petit mais jamais Néness n'arrive, l'angoisse monte pour se confirmer. C'est effectivement notre compagnon qui est touché et probablement lourdement vu la violence du choc. Le fourgon le ramène enfin, complètement sonné et avec les idées en désordre. Il a manifestement perdu connaissance sous le choc et ses propos sont désordonnés. Son état est choquant et ous décidons tous de ne plus prendre la piste pour la journée et de ranger tranquilement en aidant Néness à se souvenir. Le week-end est finalement désastreux pour tout le monde!!!
En tout cas, au moins une personne du groupe arrive à se remonter le moral en observant les spectateurs, Fabien retrouve le sourire.
Nous ramenons Olivier chez lui, descendons la moto en deux parties tout en disant bonsoir à ses deux enfants tout sourire sur le perron qui sont ravis de voir leur papa rentrer; ça fait fortement réfléchir et nous sommes pour la première fois touchés directement par un accident de relative importance. Après examens le lundi, rien d'anormal n'est apparu et nous avons baptisé Néness, en espérant ne pas le vexer, le Sanglier car même sous un choc ultra-violent (entre 100 et 120 km/h) il se relève.
En retrouvant ses esprits, Néness a su ce qu'il lui était arrivé. En fait il voulait suivre la Buell 1125 RR qui tournait un peu plus vite que lui, l'obligeant à forcer son pilotage pour suivre son "lièvre". A plusieurs reprises, la roue arrière a commencé à décrocher légèrement, annonçant une usure de pneu trop avancée pour assurer de bonnes performances. Olivier s'est entêté à suivre le 1125 mais dans le droit avant la grande descente, le pneu a décroché plus que précédemment, lui faisant peur. Dans sa frayeur il a relevé la moto instantanément en filant tout droit dans les pneus sans pouvoir freiner.
LA POISSE A ETE OMNIPRESENTE MEME SI LE PLAISIR EN PISTE ETAIT LA
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