13 janvier 2008
13/01/08 - Los pinguinos 2008
13/01/08 - Los Pinguinos 2008
Il est 7 heure debout les feignasses!
Encore une fois il fait -2 degrés ce matin et la sortie du duvet est difficile pour se glisser dans les habits froids et se précipiter vers le feu qu'il faut rallumer pour se réchauffer un peu avant de partir pour 670 kms de moto au froid.
Les véhicules sont prêts, nous n'avons plus de bois, nous prenons donc la route à 8h30 dans un camp encore endormi. Au loin les derniers espagnols finissent la nuit de fête dans un bruit de basses assourdissantes.
Devant le froid nous décidons de ne faire des étapes que de 100 kms à 130 km/h pour ne pas être trop frigorifés. Le petit déjeuner est salvateur, nous reprenons vite des couleurs. Même si nous supportons le froid, nous envions tous Philippe qui a les paumes des mains bien au chaud dans ses poignées chauffantes.
Petit à petit la température remonte et le soleil sans nuage se lève pour nous réchauffer. Nous nous arrêtons à 50 kms de la frontière pour déjeuner sans avoir subi d'encombres si ce n'est Philippe qui nous a simulé une panne d'essence.
Après le repas Thibaut passe devant nous et nous amène à la frontière à la vitesse grand V pour profiter des derniers kilomètres sans trop de risques de radars. Au péage de la frontière justement, les gendarmes français sont postés avec les jumelles en bas de la descente qui mène à l'Espagne, qu'ils sont adorables.
Nous faisons la dernière pause à une aire juste avant Pau. Nous quittons Thibaut à Tarbes vers 16h00 pour rejoindre le Gers. Nous suivons Philippe à Fleurance pour laver les motos couvertes de sel. Nous rentrons enfin chez nous vers 18h00 pour nous jeter sous la douche. L'eau coule noir tellement nous sommes couverts de suie de pin.En tout cas dans ces moments là on apprécie à sa juste valeur le toit au-dessus de nos têtes.
QUELLE AVENTURE, C'EST A VIVRE AU MOINS UNE FOIS
12 janvier 2008
12/01/2008 - Los Pinguinos 2008
12/01/2008 - Los Pinguinos 2008.
Le lever intervient 7h00 alors que la fête est encore en cours dans le village. Le plus dur moment de la journée est bien le lever, le feu est éteint, tout est gelé même le duvet, et les fringues sont à la température extérieure : -2°C.
Nous nous levons avec Philippe pour remettre le feu en marche pendant que Fabien et Thibaut finissent leur nuit ou font semblant de dormir pour qu'on allume le feu. Philippe part chercher du bois pendant que je ravive les braises et relance le foyer indispensable lors du camping hivernal.
En récupérant ma moto mon concessionnaire m'avait dit que la batterie était faible mais qu'elle se rechargerait en route. Sauf qu'au moment de vouloir repartir en ce matin hivernal la batterie est trop faible et la moto ne démarre plus. Je pars donc contrarié en passager derrière Philippe pour aller prendre notre petit-déjeuner dans Valladolid.
Une fois repus à l'espagnole avec un café des donuts et des churros, nous nous promenons dans la ville ensoleillé. Tout le monde est d'accord pour dire que la ville est très agréable de par ses larges avenues boisées. Nous trouvons la place sur laquelle a lieu le spectacle de stunt à midi pile. Nous nous promenons un peu en attendant midi.
Nous nous plaçons dans les tribunes rapidement pour être bien placés et profiter du spectacle. Le spectacle commence par une mélée de stunters, tout le monde se mélange avant d'attaquer la démonstration réelle. Nous avons donc vu :
- Los Halcones de Mexico
- Narcis Roca
- Le side-car fou
- Le stunter Ducati : Emilio Zamora
- Le grand AC Farias
Encore plus fort le show en duo!!
Après ce spectacle d'acrobates tous plus agiles les uns que les autres nous partons manger dans le même restaurant que l'année dernière qui avait donné entière satisfaction pour des campeurs hivernaux.
Après une soupe de haricots rouges, un lomo frit et des natillas, nous sortons repus du restaurant et nous dirigeons rapidement vers les motos pour aller faire les courses du soir. Au bord de la rocade de Valladolid nous trouvons un centre commercial Carrefour. Nous achetons donc l'apéritif, le vin rouge, des poivrons, l'incontournable chorizo grillé et des côtelettes de veau.
Pour le cas où ma batterie ne se serait pas un peu renforcé, nous achetons des pinces de démarrage. De retour au campement après l'embouteillage inévitable à l'entrée, je tente une dernière fois de démarrer le missile en manque de jus et, ... OH miracle le moteur s'ébroue et démarre finalement, un soupir s'échappe de ma gorge tellement cela me rassure. Par sécurité je pars faire le plein à quelques kilomètres afin de recharger quelque peu cette foutue batterie. J'en profite pour dégourdir un peu les roues de ce bolide et oublié que j'ai passé une journée en passager sur un Bandit (lol) ...
La journée nous pesant dans les pattes, nous nous délassons sans rien faire autour feu, avec notre tas de bois pour la soirée, et les courses à portée. L'appel de l'apéritif nous rappelle rapidement sur terre. Nous finissons rapidement l'unique bouteille de whisky que nous ayons, ainsi que les amuse-gueules.
Nous entamons finalement la partie la plus attendue de la soirée, les grillades et le petit vin rouge qui va bien. Le silence s'installe rapidement pour profiter de ce moment de pur bonheur entre amis, sans soucis, même le froid glacial ne nous gêne plus. Assis dans un fauteuil, on trouce cet instant banal et bien je vous garantis qu'après 2 jours passés en camping hivernal, ce moment est un plaisir immense.
Nous nous couchons finalement vers 2h00 regrettant de n'avoir pris qu'une seule bouteille de ce vin de la Rioja trop vite absorbé. Mais les sandwichs poivrons - grillades nous ont envahis d'un sentiment de bien-être.
AU LIT, IL EST TEMPS!!!
11 janvier 2008
11/01/08 - Los Pinguinos 2008
11/01/2008 - Départ pour les Pinguinos
Finalement nous partons aux Pinguinos à 4 : Thibaut en Bandit 1200S, Fabien en Monster S2R 1000, Philippe en Bandit 1200N et moi-même avec ma nouvelle merveille la 1098 Base agrémentée de carbone.
La veille à minuit nous sommes encore en train de finir les préparatifs avec Fabien : Pinlock, Grille de chargement, Bagages.
Nous nous retrouvons à 8h15 à Auch pour petit-déjeuner tous les 4 auour d'un café et de viennoiseries. La route jusque là se fait dans la nuit et le brouillard, c'est un bon début. Cette collation nous permet aussi de planifier succintement les 3 jours pour lesquels nous ne nous étions même pas organisés. vers 9h nous décollons le ventre plein par un temps couvert mais sans brouillard. Nous partons par Tarbes où nous prenons l'autoroute pour ne plus la quitter jusqu'à la frontière.
La route jusque là est banale et se passe sans encombres mis à part un vent violent qui s'est levé. Nous nous installons à 12h30 au restaurant de la première aire de repos après la frontière espagnole. A peine assis à table, une pluie violente et horizontale s'abat sur les motos derrière les vitres du restaurant et le stress s'installe au sein des quatre futurs pinguinos.
Pour la première fois de ma vie, je serais prêt à renoncer à une aventure moto car recommencer la moto dans ces conditions après 2 mois sans deux-roues ne me rassure pas. Finalement nous repartons sous la pluie qui n'a pas cessée, équipés de combinaisons de pluie mis à part Fabien moins bien équipé que nous. Mon réservoir est en train de se vider dangereusement et les stations se font rares quand Thibaut s'arrête sur la bande d'arrêt d'urgence et nous dit que sa moto ne tourne plus que sur 3 cylindres. Nous continuons doucement pour ne pas brusquer la 1200 Bandit qui ne peut pas dépasser les 5000 tours.
Nous arrivons enfin à une station d'essence au moment je me voyais déjà faire le coup de la panne d'essence. Thibaut en profite pour faire sécher son moteur et pense pouvoir résoudre son problème. En effet au moment de repartir le problème est résolu, mais la pluie continue et la température de 2 degrés nous glace et tout particulièrement Fabien déjà trempé de la tête aux pieds.
Quelques kilomètres plus loin, la pluie se calme mais la température tombe à 0 degré. L'accalmie est de courte durée et nous nous retrouvons au coeur d'une tempête de pluie et de neige mêlée qui nous oblige à ralentir fortement et à rouler derrière la déneigeuse pour la première fois de nos courtes vies. Nous nous arrêtons dans une station, Fabien est frigorifié mais la fin de la galère est là car juste après cette étape la pluie, la neige et le vent ont disparu.
Nous arrivons à l'approche de Valladolid et Philippe décide de suivre un groupe de motards que nous avons rattrapé mais comme toujours c'est un groupe de Bordelais qui ne va pas aux Pinguinos mais d'abord faire les courses pour fêter les pinguinos. Finalement grâce à ça nous faisons nos courses aussi et nous installons sur le site de Simancas boisé de pins à 19h.
Nous prenons l'apéritif après avoir fait un stock de bois, monté les tentes, et étalé nos affaires trempées autour du feu réparateur. La soif nous ayant tenaillés toute la journée nous nous retrouvons rapidement à sec et rejoignons le village constitué de barraques à grillades, de bars, de discothèques sous chapiteau et d'une scène de concerts.
Finalement nous nous couchons vers 3h avec quelques I-Y-O-A et un cachi calimucho dans le ventre. La nuit est courte vu le bruit ambiant et la température est à -2°C mais heureusement nos duvets sont performants.
15 septembre 2007
71 ème Bol d'Or, édition 2007
15 et 16 Septembre 2007 : Voyage au Bol d'Or 2007
Le jeudi 14/09 au soir, selon notre organisation habituelle, j'appelle Philippe pour lui demander quelles sont les prévisions météo du week-end du côté de Nevers Magny-Cours. Et oui nous vieillissons, nous regardons la météo avant de partir mais le camping dans la boue ça ne nous motive pas tellement. Et lorsqu'il décroche sans même dire bonjour, il s'écrie au micro "ON PART".
Donc nous voilà décidés à partir le vendredi matin, maintenant reste plus qu'à s'organiser...
Nous nous donnons donc rendez-vous chez moi à 9h00, moto prête et derniers détails de route à régler. La Ducati 1098 se repare de la grille magique made by Philippe pour emmener la tente, le matelas, le duvet et quelques menues affaires, encore que quand on se rend dans ce genre de concentration on a besoin de peu de choses. Nous décollons donc à 9h30 direction Montauban et l'A20 jusqu'à Brive. Nous y arrivons à 12h30 déjà lassés de l'autoroute si monotone à moto.
A mi-chemin, nous nous arrêtons manger à l'Aire de Corrèze vers 13h00 pour se dégourdir les jambes, se remplir le ventre de bonnes choses avant les agressions de la concentration et chercher notre route de l'après-midi. Enfin le repas se résume aux sandwich autoroutiers fameux, mhhh.
Nous décidons de quitter l'autoroute à la sortie du Puy-de-Dôme pour profiter des routes auvergnates qui longent l'A89.
Le panorama depuis le Nord des volcans d'Auvergne est joli, et nous remet du baûme au coeur après cette ennuyeuse autoroute. Nous filons en direction de Volvic par des routes parfaites après la rectitude de l'autoroute, afin de nous dégourdir les pattes.
Le réservoir se vide rapidement et nous oblige à nous arrêter dans une petite station de service de village, ce que nous ne regretterons pas. La jolie serveuse d'une vingtaine d'année nous sert gracieusement et ira même jusqu'à laver la visière de Philippe pour lui rendre service. Ceci sonne comme un plebiscite mais on se rend compte que les petites stations sont tout de même agréable.
Après cela la route s'avère monotone en passant par Riom, Moulins, Saint-Pierre-le-Mourtier. Nous nous arrêtons dans cette ville pour faire nos courses du soir et du samedi matin. Nous nous faisons même arrêter par la Gendarmerie pour un contrôle des papiers dans une ambiance cordiale non répressive. Nous finissons les 10 kms qu'ils nous restent jusqu'à Magny-Cours pour nous installer au camping vers 17h après 510 kms.
Nous plantons notre tente dans un coin du camping Est gratuit, et situé à l'extérieur du circuit. Nous sommes entre un 4x4 et une tente de "Honda-iste". Après le montage de la tente nous allons à la billeterie acheter notre entrée enceinte générale à 52 euros, mis à part moi qui me voit proposer un billet à la sauvette à 40 euros. Il est 19h la fatigue du voyage se fait sentir, nous retournons donc à la tente prendre l'apéro, remontant universel.
Nous feuilletons le programme officiel pour s'organiser un peu, tandis que des quads et des mini-motos se défoulent au milieu des tentes encore rares. Malgré cela le risque est là. Notre voisin en 4x4 revinet du circuit et nous entamons la discussion. Il s'avère que c'était le père de Guillaume Dietrich pilote officiel du Sert, équipe favorite pour le Bol d'Or. Entre temps de nouveaux voisins sont arrivés, deux allemands très gentils venus voir Max Kerneulen le deuxième pilote de l'équipe de Guillaume Dietrich, coïncidence sympathique.
Après avoir bien mangé notre charcuterie traditionnelle et finies nos bouteilles pour la soirée, nous partons sur le circuit pour reconnaître les lieux. Le concert est en cours avec THE AFTERBEATS qui rejouent les Beatles, dans une ambiance de folie. L'atmosphère est chaleureuse et plutôt bien imbibée aussi.
Nous profitons jusqu'au bout du spectacle tellement les Beatles sont encore captivants à notre époque, et entraînant toujours autant la foule en présence.
A la fin du concert nous continuons notre tour dans la fête forraine installée au coeur du circuit où la foule est clairsemée. Nous buvons une dernière pinte pour se rincer l'estomac et direction le camping. Depuis que nous étions sur le circuit le camping s'est rempli et les nouveaux arrivants semblent peu enclins à aller dormir, la nuit s'annonce difficile. Comme prévu le calme relatif arrive vers 5h00, heure à laquelle nous nous endormons réellement pour 2h environ car les rupteurs retentissent à nouveau à cette heure.
Vers 8h00 nous sortons du duvet frigorifiés et peu reposés mais la journée s'annonce splendide. Nous petit-déjeunons rapidement pour rejoindre le circuit et assister à la finale du championnat de France Protwin mené par Buell et de loin.
Avant le Protwin se déroule une course de 350 2 temps anciens au cours de laquelle 3 motards chutent devant nous et deux sont évacués par ambulance, finalement le début de journée est mitigé.
La finale Protwin commence en suivant. Toute la saison a été étonnament menée tambour battant par Buell. En effet, je suis le premier a dénigré cette marque productrice de moto d'exception mais un peu trop archaïque et restreinte d'utilisation à mon goût. En tout cas le résultat de la course est sans appel les Buell font une et deux tout en remportant le trophée. Les Ducati doivent représenter 50% de l'effectif mais sont bien impuissantes. Chapeau BUELL.
Nous regagnons le campement pour prendre l'apéro et grignoter avant le départ de la course principale. Nous ouvrons donc le panier garni de l'essentiel et discuter avec notre voisin qui nous donne les infos du Sert d'avant course. Apparemment tout le monde est dans la course les pilotes sont focalisés sur la piste et ne voit rien d'autre. Il nous explique aussi que pour avoir le niveau de pilote professionnel il faut aligner 6 heures de sport par jour pendant l'inter-saison (en hiver). Ca y est mon rêve est mort faire du sport avant de piloter c'est contre ma religion... Quelle désillusion...
Le repas s'éternise et nous quittons le camping à plus de 14h, autant dire que nous n'aurons pas les meilleures places pour la course, tant pis. En entrant, nous rencontrons le frère de Guillaume Dietrich en train de se faire refouler parce qu'il a oublié de prendre une contremarque en sortant la fois précédente tout comme nous la veille qui avons failli nous faire refouler par les ânes de l'entrée.
Nous nous installons dans les tribunes dos au départ en face d'Adélaïde pour voir le départ de la course. Philippe n'aura pas la chance de voir le départ à pied des pilotes courant vers leur machine. Le temps est magnifique la course a commencé, l'aventure est belle.
Philippe est obnubilé par les BMW qui sont bluffantes face aux japonnaises surpuissantes, pour le remercier de les regarder, une des deux lâche peu de temps après le départ avant d'être réparée. Cela laisse le temps à Philippe de bien les observer et aussi il peut mieux s'identifier à elle vu qu'elle est à son rythme.
Tout l'après-midi nous faisons le tour du circuit pour varier les vues et apprécier les capacités des pilotes avec des motos quasi de série. Et puis ne pas oublier qu'ils vont rouler aussi vite le samedi que le dimanche en équipe de trois avec des relais de 50 minutes. Pendant la pause, les professionnels donnent leurs impressions de la moto aux techniciens, enlèvent leur attirail, mangent, se font masser et au final dorment très peu entre deux relais.
La fin d'après-midi arrive très vite tellement le temps passe vite au bord du circuit car chaque passage de concurrents est différent et chaque fois émerveillant. Nous retournons au campement prendre l'apéro et se poser au calme un petit moment avant d'attaquer le moment magique de la course nocturne.
En rentrant nous passons devant le groupe qui n'a amené que "l'essentiel d'une moto" avec lui pour assister au Bol d'Or. Ils ont trois moteurs de moto, un seul pour faire du bruit et des flammes, un avec une chaine et une roue pour faire des burns statiques et un dans une moto mais sans pneu arrière pour polir la jante et mettre le feu à l'herbe. Quand on passe à côté de ce campement on se demande s'il n'y a pas eu la guerre pendant la nuit tellement le paysage est dévasté.
De retour au campement nous recueillons les dernières infos du coeur du Sert par William Dietrich. Nous attaquons rapidement l'apéro pour ne pas s'endormir et pour vous montrer à quel point nous fatiguons je vous propose les images éloquentes de Philippe ouvrant une bouteille de Bourgogne Grand Cru. Vu son visage de douleur c'est un vin qu'il faut mériter, mais le jeu en vaut la chandelle car il est excellent.

Premier essai........Deuxième essai....Troisième essai
Enfin on finit par la boire toujours autour de la désormais célèbre Ducati Bar. Après avoir fini les stocks que nous avions pour repartir à vide le ledemain nous retournons sur le circuit regarder le concert et la course. Au moment où nous arrivons c'est un groupe australien THE DATSUNS qui joue, le monde est là, l'ambiance aussi nous voilà scotchés devant jusqu'à la fin vers 23h.
Après le rappel coutumier les australiens disparaissent définitivement, les lumières se rallument et le monde se disperse. Nous regagnons donc le virage d'Adélaïde pour voir le spectacle. Malheureusement de nuit les photos rendent très mal. Mais quand on est au bord du circuit on voit des phares débouler "ventre à terre" vers nous et prendre le virage à "tout à l'heure", tout ça dans la nuit. Nous tirons notre chapeau aux pilotes.
Entre minuit et une heure avant que nous rejoignons nos pénates, il y eu une neutralisation de course suite à un accident violent impliquant la Suzuki n°1 du Sert en tête à ce moment de la course. Le résultat est la n°2 en tête avec 52 secondes d'avance sur la Yamaha du GMT 94. Dans le même temps une BMW casse et la Ducati 1098S abandonne aussi. Dommage après avoir terminé les 24h Du Mans je pensais qu'elle aurait pu finir le Bol d'Or.
Finalement la nuit s'est avérée plus calme que le vendredi soir. Vers 1h30 le calme relatif suvient et nous nous endormons immédiatement pour ne se réveiller que vers 8h30 sans être dérangé dans notre sommeil. Nous grignotons un peu pour nettoyer l'estomac avant de repartir sur le circuit pour faire le bilan des mouvements dans la course.
Placés dans la tribune d'Adélaïde, nous comprenons très vite que quelque chose se passe en tête de la course; La Suzuki n°2 est toujours première mais la Yamaha n°94 reprend deux secondes au premier par tour et l'écart se réduit entre eux à la vitesse grand V. Sébastien Gimbert roule comme une fusée et finit par dépasser la Suzuki devant nous dans le virage d'Adélaïde. La foule est en délire, quel spectacle, nous
voilà bien réveillés.
Un des meilleurs moyens de savoir quelles sont les concurrents encore en course il faut se rendre dans les tribunes des stands et énumérer les stands au rideau baissé.
Vers 10h30 nous nous apprêtons à rejoindre le camping pour lever le camp quand devant nous la Yamaha au stand ressort au moment où la Suzuki n°2 passe juste devant. Nous restons un peu pour voir quelques tours de bagarre entre eux, lorsque juste après un passage devant les stands le commentateur s'écrie que la Suzuki est arrêtée au bord de la piste. Guillaume Dietrich alors au guidon entame un tour à pied et doit surement se dire que la course est faite.
Nous repartons donc à la tente où nous trouvons William qui ne sait pas encore que son fils vient de subir une avarie moto. Le pauvre est déconfit et voit peut-être l'espoir de clôturer l'année en apothéose s'envoler. En effet, cette année Guillaume a gagné les 24h du Mans et est champion de France Supersport.
Nous bouclons nos bagages à 11h30 et repartons de ce beau circuit et cette magnifique fête à regrets sentant que le bonheur s'achève (pour le moment bien sûr). Nous filons par l'autoroute jusqu'à Brive en deux longues étapes monotones à s'endormir. Au niveau de la sortie de l'A20 Gourdon nous quittons l'autoroute pour faire un peu de tourisme. La route entre Brive et Valence d'Agen est divertissante alternant des courbes rapides à des enchainements interminables plutôt lents.
Nous sommes chez nous vers 17h, des images plein la tête, fatigué par le manque de sommeil et les apéros incessants mais tellement heureux de ces concentrations anarchiques.
48H D'APERO, 24H DE COURSES, 2 CONCERTS, UNE GROSSE DOSE D'ANARCHIE, LE TOUT N'EST QUE BONHEUR
17 juin 2007
Pélerinage moto à Lourdes
Pélerinage Moto à Lourdes
Nous sommes partis faire une concentration moto unique en son genre : le pélerinage moto à Lourdes. Le samedi c'est un petit défilé dans la ville en roulant au pas, puis nous partons à Luz-Ardiden, station de ski, en roulant toujours au pas. Le cortège réunit un millier de motos et s'étale du bas de la montée jusqu'à la station ce qui simule un serpent rampant sur le flanc de la montagne, image originale.
Le télésiège qui amène au sommet est gratuit pour l'occasion et permet de profiter de la vue. Nous avons passé 2 heures dans le cortège avec les motos surchauffées, le soleil plombant ce qui nous amène tout droit au seul bar d'altitude pour nous rafraîchir enfin! Pour la redescente nous laissons partir le troupeau devant pour descendre l'esprit tranquille jusqu'au campement à Lourdes.
Au milieu de ce cortège nous avons vu des équipages originaux comme cette famille qui ne part pas sans son chien, qui a dit qu'on ne pourvait pas porter à moto?
Le samedi soir il y a un concert de 20h à 2h00 pour mettre l'animation dans la concentration. Le camping est juste à côté du lieu de l'animation et la buvette a une vue sur le groupe, qui s'époumonne, pendant qu'on éponge nos corps désséchés par les embouteillages. Pour les "impurs", un repas est servi pour tous les tricheurs (que nous sommes) pour la somme de 13 euros, ce qui est lamentable vu la qualité du plateau repas. Je m'excuse pour les organisateurs mais le repas n'est vraiment pas à la hauteur, dommage.
Nous sommes les seuls de notre groupe de 10 à dormir sur place avec Philippe, ce qui a été une excellente idée pour pouvoir profiter de la soirée sans penser à la bleusaille ballonnée. Nous nous couchons à regret à 2h00 avec la fin de l'animation bien imbibés, un grand sourire aux lèvres, les muscles qui tirent à force de sauter partout. Le matin le camping se réveille doucement sous une pluie fine, pluie qui a décidée de se montrer tous les week-ends cette année.
Le dimanche nous avons rendez-vous à 10h00 à l'église pour une messe dite par le prêtre qui buvait autant que nous la veille à la buvette jusqu'à pas d'heure. L'office est très original, progressiste mais accrocheur et pourtant je suis très athée!!
En sortant nous sommes bénis avec la moto, spécial. Notre groupe de 10 dépité par le repas de la veille nous amène dans un restaurant près de Lourdes pour pouvoir manger convenablement entre amis. Le repas est animé et de franches rigolades s'enclenchent entre 2 bons plats copieux servis par des patrons du restaurant très gentils (et patient).
Au final il nous restera un bon souvenir d'un week-end entre amis, en plus de l'originalité de cette concentration unique en son genre. Après notre périple italien, cette sortie nous conforte dans l'idée que la moto est un formidable moyen de lier des gens très différents autour d'une même passion et ainsi nous enrichir mutuellement.
13 janvier 2007
Pingüinos 2007
Janvier 2007 – Boecillo à côté de Valladolid (Espagne)
Vendredi 12/01 9h00 : départ de Fleurance à 5 motos avec Olivier, Philippe, Alexandre et Thibaut. Philippe a un Monster S2R1000, Olivier vient d’acheter une Harley-Davidson, Alexandre a une R1200GS de 2004 et Thibaut a un Bandit 1200S. Nous partons par Nogaro, Mont de Marsan où nous atteignons les voies rapide qui vont nous à la frontière de Bayonne.
12h45 : Saint Sébastien et la frontière espagnole est derrière nous, nous nous arrêtons pour déjeuner et commencer à discuter avec Olivier sur ce que nous allons trouver en arrivant puisque pour lui et Alexandre c’est la troisième édition des Pinguinos à laquelle ils participent. A partir de là il ne reste plus que de l’autoroute à parcourir pour ne pas perdre de temps sur la route.
17h30 : nous arrivons à Boecillo qui est sur la route de Madrid après Valladolid. Là, la circulation en devient plus que motarde, les voitures se font rares. Nous prenons notre passe pour entrer sur le camp improvisé pour le week-end. C’est un très grand parc sous une pinède dans laquelle la fumée des feux du campement géant stagne et produit un brouillard énorme à l’odeur de fumée de feu de bois. Grâce à l’expérience d’Olivier et Alexandre nous nous installons dans une zone où nous devrions éviter d’avoir trop de bruit autour afin de dormir un minimum. Nous montons le camp à la nuit tombante, puis nous partons à la recherche de bois pour allumer le feu qui va nous permettre de nous réchauffer un peu car à cette heure il fait 5 degrés. Nous devrions apprécier nos sacs de couchage sarcophage classés -10, -5 degrés.
20h00 : nous allons au village installé sous la pinède composé de magasins, d’une scène de concert, et de 4 chapiteaux style bodégas. Après quelques demis bus pour se réhydrater après cette journée de route, nous allons manger quelques sandwiches au porc épicé et à l’agneau grillé. Nous continuons de boire quelques verres en se promenant dans les chapiteaux dans lesquels la sonorisation est de bonne qualité mais dans lesquels je doute que le niveau sonore soit admis en France tellement tout le corps est secoué par les vibrations des basses.
Samedi 13 1h00 : nous mettons la viande dans le torchon en nous préparant psychologiquement à affronter le froid puisqu’il fait maintenant -2 degrés dans ce brouillard permanent de fumée de feu de bois. La nuit risque d’être dure car les espagnols ne sont pas fatigués vu le nombre de rupteurs que l’on entend dans le camp, la musique des chapiteaux et nos voisins espagnols qui ne semblent pas vouloir se coucher et qui crient plus qu’ils ne parlent.
7h00 : comme prévu la nuit a été courte à cause du bruit et du froid ambiant. Je sors la main du sac de couchage pour voir quelle température il fait dans la tente. En touchant le dessus du duvet, je rencontre la glace, ce qui justifie que j’ai les pieds congelés. Le problème est de trouver la motivation pour sortir allumer le feu et commencer à se réchauffer un peu après cette courte nuit glaciale et bruyante. Nos voisins sont toujours debout avec une bière à la main en train de crier.
9h00 : nous partons à Boecillo pour boire un café et se réchauffer dans un bar avant de partir en procession vers Valladolid pour la parade.
Sur place il y a un acrobate qui fait du stunt en Ducati. A près avoir regardé quelques figures nous allons mangé en ville. L’après-midi nous achetons de quoi faire des grillades et un apéro pour le soir. Dans le centre de Boecillo les motos défilent avec quelques personnes qui font le spectacle en passant, nous en regardons quelques uns, puis nous rentrons au camp dans un embouteillage de motos d’une heure pour 5 kms.
Le repas du soir autour du feu un apéro à la main et les
grillades qui se préparent
sur les braises
du feu nous sommes les rois du monde, un instant unique où le sentiment de
liberté est fort dans le froid qui recommence à tomber. La moto est un
formidable moyen de rassembler des gens de toutes les origines sociales dans
une simplicité totale et une liberté incommensurable. Quel week-end fabuleux,
cette aventure est à vivre : le froid, aucun confort, mais quel pur
bonheur. Encore un petit tour au village pour boire quelques daikiri excellents et danser avant de repenser au départ du
lendemain.
Dimanche 14 9h00 : nous laissons derrière nous ce campement dans lequel nous avons vécu un superbe week-end. Nous petit-déjeunons à 30 kms de Valladolid, il fait 2 degrés et un brouillard très dense. 30kms plus loin Philippe tombe sur l’autoroute après avoir perdu le contrôle de sa moto qui est partie en Gymkana sur des bosses de l’autoroute espagnole. Nous avons tous eu très peur mais nous réussissons à bricoler sa moto pour rentrer jusqu’en France la tête retournée par cet incident.
13h30 : nous mangeons dans le même restaurant qu’à l’aller. Le retour se fera par l’autoroute de Tarbes en ne faisant pas de pause à part pour faire le plein.
18h00 : de retour chez moi 1350kms parcourus, la tête pleine de souvenirs, je me rends compte petit à petit que les muscles tirent et que cette merveille de supersport que je pilote m’a quand même bien maltraitée et qu’il y a sûrement plus indiqué pour des voyages au long cours. Mais aussi on apprécie à sa juste valeur le toit que l’on a au-dessus de la tête avec le chauffage à l’intérieur et l’eau courante chauffée par le cumulus.









































































